Analyse Les jeunes face au défi du choix de filières d’études et de formations MaBoussole 15 décembre 2025 2–3 minutes Dans un monde professionnel en constante évolution, l’inadéquation entre les formations des jeunes et les besoins réels du marché du travail demeure un défi majeur pour le pays. Au Togo, les jeunes continuent de faire des choix aléatoires non alignés sur les besoins du marché malgré les efforts du gouvernement en matière d’orientation scolaire et professionnelle. Réssuir sa formation et s’insérer dans la vie socioprofessionnelle dépend non seulement de bonnes compétences scolaires mais également d’une bonne orientation scolaire et professionnelle. Pour répondre à cette exigence, le gouvernement a mis en place une politique nationnale d’orientation scolaire et professionnelle, visant à accompagner et soutenir les apprenants à chaque étape de leur parcours éducatif en leur permettant de faire des choix éclairés. Malgré cette politique mise, en place les apprenants continuent de faire des choix aléatoires de séries ou de filières de formation. Les séances de sensibilisation et d’information sur l’orientation organisées parLe Centre nationale d’information et d’orientation scolaire et professionnelle (CNIOSP) cniosp-un-centre-de-reference-en-matiere-dinformation-et-dorientation-pour-la-reussite-scolaire-et-professionnelle/ )et l’Agence nationale de promotion de l’emploi (ANPE) ainsi que d’autres organisations demeure insuffisante. « Les choix de séries après le BEPC se font sur la bases des notes obtenus ou ils sont imposés par les parents » , souligne M. Mohamed Moumouni, DAAF à l’IPL « le Brillant » à Agoè-Nyivé. Photo d’illustration Les apprenants suivent la masse ou sontsous pression familiale des élèves étudiants opèrent des choix de série ou filière inadaptés avec leur compétence ou vision professionnelle, ce qui parfois amènent certains à l’abandon ou à devenir des diplômés sans emplois. Cette situation s’explique également par le défi lié au manque de ressources humaines et de moyens dont dispose le CNIOSP pour prendre en compte efficacement les besoins de terrains. Ces séances doivent également impliquer les parents, l’un des acteurs qui jouent un rôle capital dans l’orientation . Ils doivent être informés sur les réalités du marché de l’emploi et les opportunités qu’offrent les différentes filières surtout techniques et professionnelles afin mieux guider les enafnts. L’orientation scolaire qui démarre souvent à la fin du secondaire 1 et 2, devrait en effet débuter dès la 6ème et 5ème et se poursuivre tout au long du parcours éducatif et professionnel. Cette approche permettrait aux élèves de mûrir leurs choix et de se familiariser progressivement avec le monde du travail. Face au défi majeur que représente l’emploi aujourd’hui, l’orientation scolaire et professionnelle n’est pas un luxe mais une nécessité. C’est un droit pour chaque jeune de bénéficier d’un accompagnement de qualité pour construire son avenir. C’est également un devoir d’offrir à la jeunesse les moyens de naviguer avec confiance dans un monde professionnel en constante évolution. L’orientation est bien plus qu’un simple outil, c’est un investissement dans le capital humain, un vecteur d’épanouissement personnel et professionnel. Alice B.